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Les enjeux de société sont bien réels

Dans un jeu comme dans la vie, nous sommes tous et toutes à risque de vivre une série de malchances, mais contrairement à la destinée des joueur·euse·s, qui est souvent laissée au hasard dans un jeu, en tant que société nous avons le pouvoir et le devoir d'améliorer le destin et les conditions de vie des personnes les plus vulnérables. 

Au quotidien, Centraide agit concrètement pour rééquilibrer l'égalité des chances en soutenant les personnes pour qui tout bascule à la suite d'une série de malchances ou qui ne partent tout simplement pas du même pied d'égalité. 

Centraide lutte contre la pauvreté et l'exclusion et s'assure que les dons sont réinvestis là où les besoins sont les plus criants, car bien qu'on ne le réalise pas toujours, personne n'est à l'abris de vivre une situation de pauvreté ou de vulnérabilité.

Découvrez les parcours de Julien, Gabrielle et Michelle.

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Une série d’événements qui peuvent mener à l’itinérance

Julien avait un appartement et un emploi stable : une vie plutôt ordinaire. Puis un trouble de santé physique important est survenu, requérant d’enchaîner les rendez-vous médicaux et l’empêchant de conserver son emploi, trop physique pour son diagnostic. Sans surprise, une telle situation l’a plongé dans une détresse psychologique, qui elle a mené à une rupture entre Julien et sa conjointe. Sans emploi et plus isolé qu’avant, il a fini par perdre son logement et s’est retrouvé en situation d’itinérance. C’est grâce à l’intervention et au soutien  d’organismes communautaires qui œuvrent en travail de rue que Julien n’est plus dans la rue aujourd’hui.

L’insécurité alimentaire touche de plus en plus de personnes

À l’école, Gabrielle était souvent distraite et à la traîne dans les activités. Alors que certaines personnes portaient un jugement sur l’éducation qu’elle recevait, une enseignante a pris le temps de comprendre sa situation. En fait, Gabrielle n’arrivait pas à manger à sa faim trop souvent le matin. Bien que ses parents aient deux revenus d’emploi, l’augmentation fulgurante du coût de la vie nécessitait qu’ils aient souvent recours à des services d’aide alimentaire, mais ça ne comblait pas suffisamment les besoins de la famille. De plus en plus de personnes ont recours à l’aide alimentaire, et c’est notamment grâce à des organismes communautaires qui offrent des collations aux écoles, que des enfants comme Gabrielle peuvent apprendre sans avoir le ventre vide.

L'isolement n'est pas toujours visible

Michèle avait un entourage actif et une vie sociale bien remplie : une réalité plutôt ordinaire. Puis le départ à la retraite et le décès de son conjoint sont survenus, entraînant une rupture dans ses habitudes et la disparition graduelle de ses repères. Sans ces contacts quotidiens et ces occasions naturelles d’échanger, elle s’est retrouvée de plus en plus seule. Cette solitude prolongée a eu un impact sur son moral et son sentiment d’utilité, la poussant à s’isoler davantage. Plusieurs personnes vivent une situation semblable sans que cela soit visible. C’est grâce à l’intervention et au soutien d’organismes communautaires qui offrent des activités, des lieux de rencontre et de l’accompagnement que des personnes comme Michèle peuvent briser l’isolement, recréer des liens et reprendre pleinement leur place dans la communauté.

Nous sommes tous et toutes à risque que la vie bascule.

Ne laissons pas l'avenir de notre communauté dépendre de la chance.