Mère dévouée, femme d’affaires et bénévole généreuse pour Centraide

Suzanne Michaud en fait beaucoup pour Centraide, depuis longtemps. La vice-présidente Assurances chez CAA-Québec est impliquée pour notre cause depuis 23 ans. En plus d’orchestrer de main de maître sa campagne interne, elle n’hésite pas à faire du bénévolat auprès des organismes que nous soutenons. Regard sur une femme d’affaires qui travaille au mieux-être des autres.

Elle l’admet d’emblée, elle est née sous une bonne étoile. Issue d’une famille de trois enfants, elle n’a jamais manqué de rien à Sept-Îles où elle est née. Avec un père comptable agréé et une mère à la maison qui prenait soin d’elle, de son frère et sa sœur, ils ont vécu une enfance heureuse. Sa mère était la bonté incarnée. Chaque été, elle improvisait des camps d’été à la maison avec les amis de ses enfants. Camp de cuisine ou camp de couture, c’était sa façon à elle d’aider les autres mères du quartier. Suzanne Michaud a de qui tenir!

Aider sa famille

Si l’enfance de Suzanne Michaud s’est déroulée sans heurt, elle a tout de même dû faire face à certains défis quand elle-même a eu ses enfants. Son fils et sa fille adoptive, aujourd’hui âgés de 24 et 20 ans, ont tous deux un déficit d’attention. Elle a dû les aider et les soutenir tout au long de leur parcours scolaire.  « Ma fille a toujours eu l’aide de tuteurs et elle a toujours suivi des cours d’été. Elle aurait pu décrocher, mais elle n’a jamais lâché. Elle a finalement réussi à terminer son secondaire dans les délais normaux, elle a obtenu un Diplôme d’études professionnelles de l’École hôtelière de la Capitale et je suis très fière d’elle. »

La mère de 58 ans a aussi connu des moments plus difficiles lorsque sa fille était en bas âge. Elle a adopté la petite Noémy alors qu’elle n’avait que sept mois, par le biais de Direction de la protection de la jeunesse. Elle est née d’une mère et d’un père toxicomanes.  « J’ai eu accès à un milieu dont je ne soupçonnais même pas l’ampleur. Il y a certains moments où la mère naturelle de Noémy était à l’hôpital, fortement intoxiquée, et on ne savait même pas si elle allait passer la nuit. Le père biologique de Noémy est mort d’une surdose alors qu’elle n’avait que deux ans et demi et nous avons assisté à son enterrement. » Heureusement, elle a pu compter sur l’amour inconditionnel de Suzanne et son soutien indéfectible tout au long de son enfance.

Demander l’aide d’un organisme soutenu par Centraide 

À l’adolescence, sa fille a eu une période de doute et d’incertitude. Les règles de vie à la maison lui semblaient trop sévères. Suzanne et sa fille se sont mises d’accord pour demander l’aide de la Maison Richelieu. L’organisme soutenu par Centraide héberge de façon temporaire les adolescentes de 12 à 17 ans qui éprouvent des difficultés d’ordre familial, personnel et psychosocial. Le séjour a été de courte durée, deux semaines à peine, mais assez pour faire comprendre à sa fille combien elle était bien chez elle, dans sa famille aimante. L’aide des intervenants de la Maison Richelieu est arrivée au bon moment et Suzanne leur en a toujours été éternellement reconnaissante et réfère régulièrement cet organisme à d’autres parents d’adolescentes.

Croire en Centraide

Les aléas de la vie quotidienne et les tracas d’ordre familial n’ont jamais empêché Suzanne Michaud de mener de front sa carrière dans le monde des assurances et les cours en marketing qu’elle dispense à l’Université Laval. Cette femme à tout faire commence à s’impliquer dans la campagne Centraide en 1996, alors qu’elle est à l’emploi de Desjardins Assurances générales. 

Quelques années plus tard, lorsqu’elle entre en poste à l’Industrielle Alliance, Assurance auto et habitation, c’est elle qui instaure la première campagne Centraide.  « Je suis allée voir mon patron et je lui ai dit que j’aimerais ça partir une campagne interne. Plus ça allait et plus on avait des initiatives de toutes sortes, un peu fofolles parfois, pour amasser de l’argent. »

Après avoir été directrice de campagne pendant quelques années, elle passe le flambeau à d’autres pour assurer la relève. Elle reprend du service comme directrice de campagne lorsqu’elle arrive chez CAA-Québec. La vice-présidente Assurances dirige leur campagne interne depuis maintenant trois ans. L’an dernier, ils ont réussi à amasser près de 44 000$ sous sa gouverne. 

Son implication pour la cause ne se limite pas à la campagne interne chez CAA-Québec. Dans le passé, elle a mis à profit ses talents de professeur en marketing au service des employés de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches. Elle s’est aussi occupée de la campagne grand public des donateurs.

Aujourd’hui, elle fait partie du cercle des donateurs majeurs de Centraide et s’implique au sein du comité Innovation et Développement. Cette femme leader a les bons arguments pour convaincre les décideurs des grandes entreprises de la région à l’importance de contribuer à Centraide.

Centraide, une assurance tranquillité d’esprit!

Suzanne Michaud est convaincue et convaincante lorsqu’elle parle de Centraide. Pour elle, il ne fait aucun doute que l’organisation philanthropique est la mieux placée pour faire les bons choix. « Mes voisins me sollicitaient beaucoup en mode porte-à-porte pour toutes sortes de bonnes causes. Un moment donné, je me suis demandé comment faire les bons choix. Quand j’ai vu ce que faisait le CARO chez Centraide, ce comité qui analyse et scrute à la loupe les demandes financières des organismes communautaires, j’ai eu une révélation. Pour moi Centraide, c’est une assurance tranquillité d’esprit », lance en riant cette femme qui, rappelons-le, gagne sa vie … dans les assurances.

Elle est aussi bien consciente qu’avec les penchants naturels de tout un chacun, il est difficile de trouver un juste équilibre.   « Ma fille est chef cuisinière, alors la nourriture est très importante pour nous. Si je m’écoutais, un organisme comme La Baratte viendrait en haut de la liste. En même temps, le sport aussi est une priorité. Mais est-ce vraiment les bons choix? Centraide est là pour faire les bons choix. »

Elle estime que l’organisation contribue au mieux-être de toute notre collectivité. « Nous avons un bon tissu social à Québec et nous avons une ville sécuritaire. Pourquoi? La première réponse qui me vient en tête, c’est à cause de Centraide. »

Du bénévolat avec CAA

L’implication de la femme d’affaires dans sa communauté est multiple. Elle participe aussi à de nombreuses expériences d’entraide dans les organismes que nous soutenons. Par exemple, elle se fait un devoir d’aller donner un coup de main chez Entraide Agapè. « Quand je fais du bénévolat, je suis d’une efficacité redoutable. J’arrive de bonne heure le matin et je coupe des légumes toute la journée, sans prendre de pause. Quand je ressors de là, je suis « boostée » pour les vingt prochaines journées. Je suis tellement reconnaissante de la chance que j’ai dans la vie. »

Elle se trouve chanceuse de pouvoir compter sur un employeur comme CAA-Québec qui lui permet de vivre ce genre d’expérience. « Je suis heureuse de pouvoir m’engager socialement comme je le fais actuellement. Je veux continuer à faire des choses qui donnent du sens. » Son patron l’a compris assez vite, ses collègues de travail aussi!


Aider les autres jusqu’à 100 ans!

Le bonheur qu’elle éprouve à aider les autres, Suzanne Michaud ne compte pas le garder pour elle seule. Chez CAA-Québec, elle aimerait implanter une période de sept heures de bénévolat par année pour chacun des employés. « Quand on s’implique, on devient reconnaissant de la vie qu’on mène et on arrête de se plaindre pour rien. Les gens qui sont déprimés devraient tous y aller. Si tout le monde s’impliquait, ils se rendraient compte comment ils sont choyés. » 

À sa retraite, cette travailleuse infatigable compte elle-même faire beaucoup de bénévolat. « Je veux arrêter de travailler à 70 ans, et chez nous on vieillit vieux, en santé et avec de l’énergie. Qu’est-ce que je vais faire de 70 à 100 ans? »  Du bénévolat, bien sûr, toujours avec ce sourire contagieux!