Une directrice de campagne dévouée pour la cause chez Alcoa

Marie-Hélène Martin s’implique à fond dans la campagne Centraide en milieu de travail chez Alcoa. En plus de solliciter ses collègues, la directrice de production met tout en oeuvre pour leur faire connaître la multitude d’organismes soutenus par Centraide dans la région de Portneuf. Alors qu’elle entame sa troisième campagne, elle se réinvente sans cesse pour sensibiliser les employés de l’usine de Deschambault à la cause. Parcours d’une femme pour qui le bien-être des gens passe avant tout.

Mère de famille de trois enfants, Marie-Hélène Martin s’estime chanceuse dans la vie. Elle n’a jamais manqué de rien quand elle était jeune, elle est en pleine santé, tout comme son conjoint et ses enfants, et elle gagne bien sa vie dans un métier qu’elle adore. Elle est directrice de production, secteur des électrodes, à l’usine Deschambault d’Alcoa. Mais quand elle regarde autour d’elle, la pauvreté et l’exclusion ne sont pas loin. 

Sa mère est issue d’un milieu où, à la suite d’un accident mortel du père, la famille s’est rapidement retrouvée dans une situation précaire. Sa belle-famille aussi vient d’un milieu rural défavorisé. « Ils auraient pu avoir tellement plus s’ils avaient eu l’aide d’organismes soutenus par Centraide Québec et Chaudière-Appalaches. Quand on ne connaît pas les ressources autour de nous, on ne peut pas demander de l’aide. » Un constat qui la rend très sensible à la cause et qui la pousse à agir.

Des expériences de vie marquantes

Son implication ne date pas d’hier. Elle a pris racine il y a quinze ans, alors qu’elle travaillait chez Énergie Valero, son ancien employeur. C’est dans un rôle de solliciteure qu’elle a fait ses premiers pas avec Centraide. Elle a aussi participé à de nombreuses expériences d’entraide chez des organismes soutenus par l’organisation philanthropique.

L’une d’entre elles l’a marquée plus que les autres au Comptoir Le Grenier à Lévis. « Quand j’ai servi la soupe aux utilisateurs, je me suis dit qu’il y avait plus de pauvreté que je pensais. Ça m’a fait réaliser qu’elle est tout autour de nous, que ça ne paraît pas dans le visage des gens. » 

Quand elle a déménagé ses pénates à Neuville pour travailler chez Alcoa, en 2011, son implication pour Centraide n’a pas diminué, bien au contraire. Elle a tout de suite démontré son intérêt pour la campagne en milieu de travail de l’aluminerie. Cette solliciteuse est devenue directrice de la campagne en milieu de travail il y a trois ans, un rôle qu’elle prend à coeur. Avec l’aide d’une vingtaine d’employés, elle fait vivre des expériences d’entraide et organise des témoignages pour faire comprendre aux employés de l’usine toute l’importance des organismes communautaires soutenus par Centraide. 

Parmi les nombreux témoignages qu’elle a entendus, il y a celui de Jean-Claude qui l’a ébranlée. Cet homme a eu du mal à se remettre d’une rupture et a bien failli s’en prendre à sa famille. Grâce à l’aide du Carrefour F.M. Portneuf, un organisme soutenu par Centraide qui vient en aide aux familles monoparentales, il a repris sa vie en main. Il y a aussi le témoignage d’une intervenante du GAPI, Valérie Meunier, qui a eu son impact au sein de l’usine. Le GAPI vient en aide aux hommes qui ont des problématiques de violence conjugale. « Il y a des employés à l’usine qui se sont reconnus dans ce témoignage et qui ont eu recours à cette ressource.»

Des valeurs d’entraide à transmettre

Le bénévolat de Marie-Hélène Martin ne se limite pas à son milieu de travail. Même si ses enfants sont encore jeunes, elle n’hésite pas à les impliquer et les sensibiliser à l’importance de s’impliquer. Dans le cadre du programme Action de la Fondation Alcoa, elle a effectué de menus travaux pour l’organisme Laura Lémerveil en compagnie de ses enfants. 

« Je veux leur transmettre ça à mes enfants, cette facette de la réalité dans laquelle on vit. Après l’activité chez Laura Lémerveil, mon garçon de 8 ans m’a dit qu’il trouvait que nous étions chanceux et qu’il était certain qu’il y avait des choses dans son armoire qu’il pourrait donner à l’organisme. C’est très porteur. Quand il voit des enfants différents, il n’a pas le réflexe de rire d’eux ou de les juger. » 

La participation de Marie-Hélène à toutes ces expériences l’amène à avoir une meilleure compréhension du milieu communautaire. Des connaissances qui l’aident à mener sa campagne Centraide. Elle peut ainsi démontrer à ses collègues tout ce que les organismes soutenus par Centraide peuvent faire avec chaque petit don.

« Dans le milieu industriel, certains appareils peuvent coûter jusqu’à 200 000$. Un organisme peut faire des miracles et améliorer la vie des gens avec 150 000$ pour une année complète. C’est magnifique! Nos employés sont estomaqués de voir qu’ils peuvent aider tant de monde avec aussi peu de moyens. »

Voir toujours plus grand

La directrice de production a des idées plein la tête pour mener la campagne interne vers de plus hauts sommets.  L’an dernier, ils ont amassé 105 000$ à l’usine. Alors que tous les moyens sont bons pour solliciter les dons, elle a instauré une nouveauté cette année. Les jeudis ou vendredi avec de la bière sans alcool au profit de Centraide. Une façon originale de mettre une ambiance de fête et d’amasser de l’argent pour la cause. Elle compte aussi faire vivre à ses collègues l’activité « La Roue de l’infortune » mise sur pied par Centraide, question de les sensibiliser aux inégalités sociales.

Il n’y a pas de doute, Marie-Hélène Martin est une ambassadrice hors pair qui est entièrement dédiée à la cause.  « Centraide est l’une des facettes de mon travail que j’aime le plus. J’ai choisi d’être gestionnaire pour les humains avec qui je travaille. C’est mon souci numéro un de voir les sourires sur leur visage. Et comme Centraide peut aider des gens avec qui je travaille, ça peut aussi améliorer le milieu dans lequel on vit. Quand les gens vont bien, tout le monde est gagnant. » La gestionnaire espère être aux commandes de la campagne Centraide encore longtemps pour Alcoa. « Je ne vois pas de date de fin. » Nous non plus, et c’est très bien ainsi!