Une donatrice majeure de Centraide très impliquée dans son milieu

Marie-France Poulin est une femme d’affaires aguerrie. La vice-présidente de Groupe Camada, une société de capitaux privés basée à Sainte-Marie-de-Beauce, a la bosse des affaires depuis toujours. Son père Placide Poulin y est pour quelque chose. Il lui a fait gravir les échelons de l’entreprise familiale un à un dès sa jeune vingtaine.

Le désir de donner au suivant s’est fait sentir très tôt dans sa carrière. « À partir de 25 ans, j’ai commencé à m’impliquer dans ma communauté, en lien avec le développement économique local par exemple. J’ai adopté plusieurs causes. J’essayais d’être à l’écoute des besoins des autres. C’est certain qu’il y a des causes qui venaient me chercher plus que d’autres. »

Le mieux-être des femmes fait partie des causes qu’elle chérit. Elle dirige le conseil d’administration de la YWCA. Marie-France Poulin est particulièrement fière du projet de rénovation de l’organisme qui offre de l’hébergement aux femmes itinérantes sur l’avenue Holland à Québec. L’éducation aussi l’interpelle. La bachelière en administration des affaires est à la tête du conseil d’administration de l’Université Laval depuis 2015.

La philanthrope fait aussi partie des grands donateurs chez Centraide Québec et Chaudière-Appalaches. La lutte à la pauvreté est en lien avec les autres causes qui lui tiennent à coeur. « Près de nous, il y a des gens qui ont plus de misère. Il y a de la pauvreté chez nous, pas juste ailleurs. Et la pauvreté rejoint beaucoup de choses, les problèmes de santé, la violence. Quand tu sors les gens de la pauvreté, tu peux les amener par exemple vers l’éducation. »

Conscientiser ses proches
Marie-France Poulin a bien pris soin de transmettre des valeurs d’entraide et le goût de la philanthropie à ses trois enfants. Elle se souvient avoir été très touchée par un geste de générosité d’une de ses filles. « Elle travaillait avec une collègue qui venait d’être jetée à la porte de la maison de ses parents. Elle n’avait rien à manger et survivait. D’elle-même, elle est allée remplir son frigo. Elle l’a fait de façon gratuite, sans le dire à personne. La graine a germé. »