Un coprésident de campagne dévoué pour la cause

Benoit Caron est un homme d’affaires très impliqué auprès de sa communauté. Le directeur général de la Caisse Desjardins de Lévis siège au sein de plusieurs conseils d’administration et il a présidé des campagnes de financement majeures pour une dizaine d’entreprises et d’organismes, dont Centraide Québec et Chaudière-Appalaches fait partie. Il est l’un des trois coprésidents de notre campagne 2018. Il le dit ouvertement, Centraide est sa cause ‘’chouchou’’. Rencontre avec un homme de conviction qui n’a pas peur de solliciter des dons pour améliorer le sort des gens dans le besoin.

Natif de Lévis, dans la paroisse de Bienville, Benoit Caron vient d’un milieu modeste. Son père a travaillé toute sa vie dans une usine et sa mère était vendeuse dans un commerce au détail. Il estime que lui et sa sœur n’ont manqué de rien malgré tout, surtout pas d’amour.

Tout au long de son enfance et de son adolescence, les valeurs d’entraide sont bien présentes dans sa famille. Ses parents s’impliquent auprès de la Société Saint-Vincent-de-Paul. « Mes parents avaient le cœur sur la main. Ça m’a marqué leur bénévolat. Ça a bâti mes valeurs. Je me souviens que ma mère pigeait dans mes affaires pour les donner aux gens démunis. »

Benoit Caron a de qui tenir. Il développe sa conscience sociale dès son entrée en poste chez Desjardins, il y a 35 ans. Il accepte de faire un petit don pour la campagne Centraide en milieu de travail, sans trop savoir ce qu’est Centraide. Au fil des ans, à travers les témoignages touchants d’intervenants du milieu communautaire, il découvre les besoins réels de sa communauté.

Son implication pour Centraide grandit d’année en année. En 2005, il fait partie du Comité des dons planifiés. En 2007, il devient le président de ce comité. Entouré de bénévoles d’exception, le montant des investissements en dons planifiés double en seulement 3 ans. À la même époque, il décide de reprendre en main la campagne Centraide au sein même de la Caisse de Lévis. « La campagne Centraide était en train de mourir, les dons étaient en baisse et il n’y avait plus de responsable de campagne. »

Puis arrive le moment charnière de son implication sociale. Benoit Caron est nommé directeur général de la Caisse de Lévis en 2012. Une nomination qui lui permet de faire une différence dans sa communauté. Il met ses employés dans le coup et les implique activement dans la campagne Centraide. Les chiffres témoignent de l’engouement qu’il crée. Les dons des 170 employés de la Caisse de Lévis passent de 2664$ en 2009 à près de vingt-quatre mille dollars en 2017. Il en est particulièrement fier. L’homme d’affaires instaure aussi le Déjeuner de la dignité pour mettre en lumière le travail des organismes communautaires de la Rive-Sud.

Puis arrive la coprésidence de la campagne Centraide 2018. Il accepte de relever ce grand défi d’amasser 15 millions de dollars. Il embarque dans l’aventure avec enthousiasme. Il s’est même fait un coin spécial Centraide sur son bureau, avec des listes de sollicitation bien détaillées. Il faut dire qu’il prend à cœur son rôle de solliciteur. « On a de belles victoires, mais on a aussi de petites déceptions. Les entrepreneurs ne disent pas tous oui. Ça me déçoit quand un gestionnaire d’une grande entreprise ne donne rien à Centraide. Je respecte sa décision, mais ça vient me chercher. Il faut que je me parle et que je me rappelle que chaque non se rapproche d’un oui! »

Même s’il ne compte pas les heures passées à travailler, sa plus grande richesse demeure sa famille. Marié depuis 35 ans et père de deux enfants de 27 et 24 ans, Benoit Caron en est bien fier. Visiblement, son implication sociale a trouvé écho chez sa fille Ludivine qui suit ses traces. La conseillère en communication chez Desjardins est aux commandes de sa première campagne Centraide. Comme quoi la fibre philanthropique est bien implantée chez les Caron.